Étude sur le patois créole mauricien

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Imprimerie Berger-Levrault et cie, 1880 - Creole dialects - 233 pages
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Page 219 - Sa laporte éne cimin qui passe làhaut lérails. Quand ma porte est ouverte, elle est fermée ; quand elle est fermée, elle est ouverte ? — La porte d'un chemin qui coupe les rails à niveau. Vivants napas causé, morts causé ? — Barvades, Les vivants ne parlent pas, les morts parlent ? — Les embrevades. Mo marce dans éne ptit cimin, ^amés mo va posé, partiés mo va tourné ? — Larivière.
Page 213 - Je vais à la vente, j'achète beaucoup d'esclaves, je retourne à la maison, je ne les emploie qu'un par un ? — Un paquet d'aiguilles. Mille tourous dans éne tourou ? Lédé coude. Mille trous dans un trou ? — Un dé à coudre.
Page 229 - Ene maïe. Je lève sa chemise, je vois ses cheveux ; je lève ses cheveux, je vois ses dents; mais ce ne sont pas ses dents qui me mangeront, c'est moi qui mangerai ses dents? — Un épi de maïs. Mo lasalle tapisse en rou%e; éne banne ptit fautéyes blanc làdans; doméstique souye %autes av ciffon roude?
Page vi - ... de la civilisation ou des confins mêmes de la barbarie: Anglais, Français, Indiens de toutes les provinces de la péninsule, Africains de toute la côte orientale du continent, Chinois, Arabes, Malais, Persans, incapables de converser de peuple à peuple dans une de leurs langues particulières se rencontrent forcément à Maurice sur le terrain convenu du parler créole, qui n'est pas loin de jouer ici un rôle analogue à celui de la langue franque parmi les populations riveraines de la Méditerranée...
Page 217 - Zautes fére éne pitit tourne làbaut vente so manman risquà li vomi; son vomi nous man^é ? — Moulin maie. On fait tourner un petit sur le ventre de sa maman jusqu'à ce qu'elle vomisse; ce qu'elle vomit, nous le mangeons. — Un moulin à maïs.
Page 217 - Couroupas, Ma bonne femme où elle passe laisse sa salive ? — Un colimaçon. Mors condire vivant ? — So mors çouvai. Le mort conduit le vivant? — Le mors du cheval. Mo éna éne ^arbe, quand li éna feilles li napas racines, quand li éna racines li napas éna feilles ? — Navire. J'ai un arbre, quand il a des feuilles, il n'a pas de racines; quand il a des racines, il n'a pas de feuilles ? — Un navire. Zautes fére éne pitit tourne làbaut vente so manman risquà li vomi; son vomi nous...
Page xxiii - La sirandane, en effet, n'est autre chose qu'une courte énigme dont le mot se cache sous une image parfois heureuse, ou sous le voile un peu épais d'une allégorie tirée de loin. Il n'en fallait pas davantage pour défrayer les longues veillées ; vieux et jeunes y trouvaient, dans la juste mesure de leur intelligence, de quoi exercer la sagacité de ceux-ci, la force inventive de ceux-là. Sirandane? disait le vieillard. Sampèque, répondaient les petits tout d'une voix, et le jeu commençait.
Page i - Le 29 Septembre 1715, Guillaume Dufresne, capitaine commandant le vaisseau Le Chasseur, prenait, au nom du roi de France, possession de l'île Mauritius, alors déserte, et lui donnait le nom de l'Isle de France, que les anglais, après leur conquête lui enlevaient en 1810 pour lui rendre définitivement celui de Mauritius...
Page 41 - D'autre part, l'«Etude du Patois Créole Mauricien» (pp. 41-42) met au jour un troisième artifice de ce créole pour obvier à la carence du tour passif: «II est un cas où la phonétique vient fournir un élément à la clarté. La plupart des verbes terminés en é font de cet e fermé un e muet quand la prononciation les lie au complément qui suit: ainsi to manzé = tu manges...
Page 214 - Mouce néne^ av lédoigts. J'ai cinq petits bonshommes, deux se baignent, trois regardent ? — Se moucher avec les doigts. Zamés mo té capave trouvé ça qui gagné dériére mo lacase ? — Mo dériére latéte. Jamais je n'ai pu voir ce qu'il ya derrière ma maison ? — Le derrière...

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